"Et gouttes apres gouttes, j'instilerai mon dégout, jusqu'a ce que finalement tu perisses."
C'est ce déchaînement de sentiments humain qui baigne ses quelques lignes.

We speak Art

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8.5.12

Tues moi, tues moi donc, 
Qu'attends-tu!
Vipère. 
M'adoucir, m'endormir, 
Lorsque tu rampes a mes pieds
Dans ma tête, 
Sifflotant, apaisé
Tu te pourlèches, 
de mes caprices. 
J'avoues, la nuit j’absous
Toutes tes fourberies
Des plus malsaines. 
Tout n'est qu'illusions
Même mes pensées
Fantasmant ton étreinte.
Finissons-en;
Ta peau lisse me vexe, 
M'accable et m'effondre. 
Je t'en pries, aimes moi. 

La mort n'est pour demain 
Que ce qu'aujourd'hui est aux cendres. 

15.4.12

C'est par la main qu'il m'emporte, 
Des miens qu'il m'avorte. 
Son regard inquisiteur, 
Ses lèvres qui s'étirent
En deux arcs sournois
L'air mauvais des jours d'horreur
Refait surface, a l'heure du combat. 
Mon amour, est-ce nous donc, 
Qui mourront chaque jour? 
Ou l'éternelle innocence de nos actes
Qui nous rend aveugle et sourd? 

Le souvenirs hanté de son empreinte 
Freine ma lucidité et agite ton angoisse.
Qui sommes nous pour valoir la couronne? 
Moi je ne sais pas, mais toi tu n'es personne.
J'empoisonne, 
Tour a tour; elle me nuit;
Les portes s'engourdissent. 
O l'impétueux
Cavalier de l'Oubli.
Cet instant, 
Grand Chagrin! 
N'est que le fruit
D'une plaie. 
J'admet m'emporter
Lorsque sonne Midi
La crainte de Minuit
Grandit derrière les portes;
Oui celles qui, engourdis
Ne t'ouvrent plus alors. 
On boit a mon honneur
Sur les rives du Tartare, 
Jamais autant de corps
Ne furent envoyés danser, 
Par les sombres actions
De mon esprit damné. 


"Oh mais que voyez?
La Rose pourprée
Qui attendait la pique,
S'est finalement vouée 
A un destin tragique."


Dans ce corps débile
Mon esprit vagabonde
A de lointaine idées
Qui, lointaine si ce n'est, 
N'importune que la logique
D’être née si brisée, si hantée,
Si pathétique. 

Vos bonheur m'afflige.
Mais réveillez-vous Pandores!
Encore une fois démise, 

J'invoque et je m'endors. 


Pour dire la vérité
Je ne crois plus en l'Homme
Ni en la Femme d'entend!
Mais que bien a l'Enfant, 
Qui toujours nous étonne. 


J'aurai tant aimé que tu me dises ces mots, 
Ne me faut-il pas encore
Fermer les yeux ce soir?


Je te maudit, 
Et comme la promesse de ta mort
Je t'oublierai encore, 
Toi, la plus grande ennemie. 

6.2.12

Pénélope

Entends-tu donc? 
Le veux-tu seulement? 

Je n'aspire qu'a commettre 
Le plus beau des péchés. 
Du plus grands des prodige, 
Aux bassesses terrestres
Cupides et Vénales;
Voles moi mon couplet. 
J'appris pourtant un jour
A naviguer ici. 
Mais fourberie grotesque
Tu m’empêches de t'aimer. 
Ce n'est pourtant pas
Ton regards qui me choque, 
Tes paroles légères, 
Et tes lèvres sucrées, 
Empli de mots subtiles, 
A l'accent d'Atlantique, 
Mais bien d'un autre Achille,
Qui un jour de mes yeux
Se fut entiché. 
Je ne veux pas te dire, 
Que demain est condamné, 
Hier n’était que rire, 
Et aujourd'hui trompé. 
J'aspire a te regarder
Aimer, une Rose pas encore éclose, 
Pas du tout fanée
Des Démons languissants, 
Des Souvenirs moroses.

Entends-tu donc? 
Le veux tu seulement? 
Je ne veux, 
Je ne peux, 
De toi m'alourdir. 

The Deadly Feel I

La Rose pourprée
D'envies exotiques, 
Étends son épée, 
Et attends la pique. 

Ne serai-ce 
Qu'un instant, 
Qui ne blesse
Pas le temps,

Mais qui bien 
Blesse le coeur, 
Tourmenté et aigri. 

Ne faut-il
Donc point, 
Attendre le matin?

Je n'attends, je le sais, 
Qu'a bien des destins
Qui, valsant mes proges, 
Empoisonnent mon matin. 

Douce aigreur qu'est l'envie, 
Doux parfums, 
Doux mépris. 

J'attendrais cette nuit, 
Servir le festin, 
D'odeurs charnelles, 
Et d'amours incertains. 

Pars! Je te chasse, 
Je t'en veux, 
Te menace et t'envie.

Le Temps te dira : "Que
N'avais-tu pas écoutée, 
Cette Rose pourprée, 
Qui se meurt et s'ennuie."



The Deadly Feel II

J’exècre ses plaisirs malicieux, 
Ses parfums printaniers, 
Ses couleurs fantastiques, 
Et ses mots enchantés. 

J'abhorre ses ardeurs passionnées, 
Ses envies de bonheur, 
Ses moments de tendresse, 
Et divine bonté. 

Ce monde apathique 
N'entend plus raison
Des incessants tourments 
Qu'il s'inflige en dormant.

Réveillez-vous!
Corps chimériques.
N'attendez pas du Temps, 
Qu'il soigne vos passions.

L'Amour est une fourberie, 
Dont seul l'Homme est capable.
N'attendez pas demain, 
Que de vous il s'attable. 

Que Bonté semble honnête, 
Malice adorable, 
Tendresse galante, 
Plaisir agréable.

La plus belle des Roses
A son manteaux pourvues 
D'épines empoisonnées, 
D'attentions corrompues. 

L'Amour que je porte
A jamais ne sera, 
Qu'une haine maquillée, 
Souriante et bien portée. 

The Deadly Feel III

Terriblement happé par ce désir d'attention, d'affection. Ces derniers qui, pour un peu lancé sur votre chemin, tel un piège des plus cruels et mortels, se transforment en une incommensurable vague.
Vague d'émotion qui vous envahie, s’agrippe et fait son nid. 
Fatalement, lorsqu'elle se retire, le creux, la spirale apparaît et irrémédiablement vous happe jusqu’à la prochaine marrée.
Mais voyez-vous, j’exècre la nage;
Mon âme pour un bateau, un radeau!
Et l'on naviguera ensemble

21.11.11

How are we suppose to act in this world of "personality matters", "self-identity for the win" and other psychosis. If nowadays you are trying to get something better out of yourself, to get something you would like to be, you're a "Try-Hard". 
But isn't it that whenever you act differently, people get freaked out of not knowing who you are. 
So how are you suppose to compose with yourself, if at first you are not trying to find yourself. 


The blue ocean can not stay calm, when the sky grumble. 


Ce sont toujours par des chemins sinueux que l'on réalise ces petites philosophies qui autrefois faisaient rire. L'on récolte toujours ce que l'on a semé. 
Et si les gens, ces adultes, ces vieux cons, aigries et donneur de lecons, nous énoncent ces petites philosophies, c'est qu'il doit bien y avoir une raison. 
Chaque jour l'on gagne un nouveau cheveu gris - et par cheveu gris j'entends une nouvelle petite maxime qui s'ajoute a ce que l'on appelle conscience. 
Conscience, c'est cette petite bonne femme qui vient continuellement toquer a votre porte lorsque vous bâillonnez Raison, pour nourrir Experience. 


Je hais le jugement des gens, leur stupidité, leur nuisance. 
L'on se nuit. Tous. L'on se veut du mal. C'est pourtant simple.
Entre-tuons nous! 

15.11.11

Even the man that calls knowledge 
His mother, his way, his sea, 
Would not dare listening to me, 
Raising my voice to take a stand. 

Oh Reason, come and see, 
How your child is in demand. 
My Brothers all in fury, 
Would like you to be banned. 
At the rise of your beauty, 
You already stop and stare, 
Just like this flower fades. 


But my lovely, 
With all my care, 
Aren't we just becoming shades?


Long black veil
Covering your eyes,
Blame the Holy Lies
Telling you to care


But my lovely, 
With all my care, 
Aren't we just becoming shades?

Catching the stars
With my eyes,
Singe my look
And burn my dreams.


But my lovely, 
With all my care, 
Aren't we just becoming shades?


From this little hole,
You are pulling the strings,
Spreading coloured spices,
For me to cringe.


But my lovely, 
With all my care, 
Aren't we just becoming shades?




When you and I were each others. 
How cruel is it to be the one that rejects you. How I wish you could forgive me. 
Crazy tender, faded hope, 
Oh would you, should you be leaving now. 
Each time this voice enter my ear, 
How much I hate it, 
How should I break it. 
Crystallizing my patience, 
Breaking my nerves,
Don't you see all the pain you bringing with it? 
It is time to realise, 
How high you've been, 
How down I'm buried, 
Liquidized-mind 
Drown in your own dreams.
Why do I talk to this one, 
Oh I want to ear you, 
See the Head not the Tail. 
But I'm not turning my back, 
Just away for a break, 
My mind is pitch-black, 
And my heart aches. 
And like snow flakes, 
Pearl drops and other fantasies, 
You fooled me once again. 
Oh Jack, don't you dare 
Asking me to stay. 
It's now time to close the cap 
Or shut the door, 
Because you'll not see 
The death-trap waiting for more. 
Et c'est ainsi qu'enivré 
De cette délectable odeur d'ennui, 
Je m'abandonnai a rêver 
Aux mille couleurs de ton corps, 
Aux cent odeurs de ta peau, 
A la douceur de tes yeux,
A la haine de ton coeur. 
O parles moi encore 
De ton dégoût, 
Avoues moi tes envies 
De me fuir, 
De me nuire. 


O, je te hais, 
Tu le sais. 
Restes près de moi, 
Que je me noie.

9.10.11

Utopia of my disillusion

Should I care about all those nights of desperation; you did find me at the train station, still weak of the journey from passion to bitter sensation.  
And you and mindless followers, moving such as little soldiers, running for their lives, spinning around my defensive little box. Don’t you get to know me; I’ll destroy both of our dreams, senses and will. The cold wind blows noisy whisperings of our fate and there must be some kind of mercy in my eyes, you know me more than people do. Oh don’t you try to get to me.
Chewing the little cells and stopping my breath to make me feel your strength oh mean, vile, cruel Spartan of old times, oh don’t you try to get to me.
That deadly touch of yours, for that I wish you to touch me more, shivers me, while you strangle my passion. Oh would you keep your head on the plan, with that creepy smile, wistful eye. And yet, barely standing it was fine for you to spread your power in me, quietly, fiercely, there’s no such a thing as a struggle for life. Oh but don’t you dare coming back to me, for I am the weary soldier that need to stare at that little tent of blue and bulbs of fire to believe the old lie of the patria.
Minds on water, suffocating yet dancing just like the waves full of wind, wandering to the fair and wide world.
Friend let’s take a walk into your mind, tell me poetry of your soul, literature of your heart, and joyful as a dying musician, let’s forget about the fire inside. Would you like to see the fairy dark side of this growing seed of evil? Too soon we’ve been here, too late we’re leaving. Chromatic chain of desperation, scale of rain, wind of change.
I swathe living devil right into your eyes, dragging me down, below the extinguished dreams of humanity, but the holy fire under my skin burn down all the layers of your wild side that are assaulting my virtues. I will tattoo your soul to mine, engraved your voice in my veins, but don’t you dare leaving me before the end, for I know where to find you, hided within the snow of illusion world. Oh yes I know, Utopia. 

16.8.11

Sweetest silent Albion

Lost in my mind,
Sailing to the sacred land.

The ultimate dream
Tastes like inanity
Feeding on fantasies
That calls back your reason.

But I am already called
By her poisonous mermaids,
Graciously looking, insidiously thinking.
Eh, what do we need,
To lose one’s mind.

Shimmering and cheeky,
Won’t we talk about it,
All those deadly games,
Those fool mistakes.

I will; And I dream,
On the fateful day,
When choking eyes open,
I’ll gaze at her intent.

Her melodious songs,
Lull and take me,
From the melancholy, this corny old tune,
Where the cold wind blows for tomorrow,
Noisy whisperings of a tragic fate.

Oh this folly with the eyes of Lion,
Cruel, furious, and beauty all in one,
As my island, my dream, and my soul,
That I called my sweetest silent Albion  

13.8.11

“I’ll be wind, you’ll be rain.”
 Des l’aurore, perdue, noyée, tremblante. Je t’attends dans l’ombre de mon utopie, mon Arcadie.

24.7.11

Insidiously

-You are just so
-So what
-So... 
-So what? Do I know you?
-Nah. I am a fool. Let's get out of here. 
-Well, out of where?
-Here. Obviously we can't stay here. That would be suicidal. 
-Look, do whatever you want.
-Oi, don't do that to yourself! You will learn. How old are you? 
-Huh? What the fuck are you talking about. Leave me alone! 
-How old are you? 
-Would you please stop it.
-How old are you? 
-Stop it. 
-How old are you?
-Shut it!
-How old are you?
-What do you want from me?!
-How old are you?
-27!
-Here we are. 
-We are nowhere! You're such a pain in th.. 
-So are you. We are here together remember.
-What are you talking about, what is this place? What are you talking about! 
-Aha, you are getting mad. Do get mad. Do get mad. Do get mad. Do get...
-Shut it! How is it possible that I can't leave?! 
-You will never. And I will neither. It's just... naah, you won't get that.
-(Sigh) Get what? Tell me then. You are such a strange person. 
-You know, when you're strange, faces come out of the rain! 
-And when you're strange, no one remember your name, I know that! Stop playing with me. 
-What is your name?
-None of your business.
-What a strange name. 
-Fuck off. 
-If I do so, you'll be...
-HAPPY! 
-No, not happy, dead. 
-Huh?! Stop bullshitting me. What are you playing at. How come... How come... Where are we?! I can't... figure out where I am. Tell me! Oh! Is it a dream? This is a dream! Oh yes, this. Is. A. Dream. Thanks! 
-Ahahah. 
-You're such a strange character for a dream. 
-I am not. You are a strange maker. 
-Oh so it is truly a dream. 
-No. It's not. But can't I be the product of your imagination without being a dream?
-Well. No. You can not. 
-But I am. I am. I am. I am. I am. I...
-STOP! GO AWAY. 
-Alright. Farewell. Be ready.

Finally, I did died. Yes I did. Well, it wasn't as I wanted to. I just didn't realised I was talking to myself. Actually, as I asked my self to go, I just had some kind of nervous breakdown, aneurysm stroke. People around, said it is the drugs. I know it is not. I've been drowned by my own enemy. Seized by the power of some kind of little parasite which was growing inside me, insidiously, dangerously, endlessly. I wasn't really in a good mood when I let this intruder spoiling my thoughts. I did call him. I did want him. 
Because it was me. 

10.7.11

Et bien qu'avec tout mon espoir, 

Je m'ouvris à ce monde, 
Je n'ai pu que voir tourner en désespoir, 
Tout ce que j'avais à offrir. 

Et toutes ces larmes de poison, 
Pour ne pas dire d'amour, 
Toute la nuit, et tout le jour,
Encerclent et noient ma raison. 

Aujourd'hui n'est que noir, 
Demain, dit-on, sera nouveau,
Pourtant, ce n'est qu'un nouvel espoir, 
Battis sur les mensonges d'un troupeau d'idiots. 

Oui je le sais bien, 
Je ne m'y prends plus. 
Mon amour déchu, 
M'a mis au parfum. 

Et c'est avec rage, 
Que je purge mon corps, 
De ce rêve qui dort,
Et qui grandit en âge. 

Alors maintenant tu le sais, 
Jamais je ne te pardonnerai, 
Jamais je ne t'oublierai, 

Tu as mis fin a notre adage, 
Tu m'as dit "finissons-en".
Et blessé de ta trahison, 
Je t'ai hais, je t'ai pleuré, 
Toi qui as tout emporté, 
Mon cœur, ma rage et ma raison.

21.2.11

WONDERLAND, OU OBSESSION


“Et dans un désert oú l’absurdité n’existe pas j’apprivoise mes peines et sème les secrets.”
Et c’est au détour d’un sourire -ce sourire- que son coeur s’accrochât. Si fort que le sentiment premier fut la douleur. La douleur d’avoir mordu a l’hameçon. 
Et c’est au détour d’un regard -ce regard- que son coeur chavira. Si fort qu'elle ne voyait plus que la noyade. Cette mort si complexe, si mystérieuse. Si théâtrale. 
Le souvenir de ce sentiment ne tardât pas a se présenter: tout y était.  Toute la procession suivit au pas -de course- dans cette océan qu’est l’émotion. Indomptable, mais si séduisant. Il vous appel, avec ce chant de sirène incomparable, Vous l’entendez, le suivez, vous laissez prendre, il est charmant. Et tel un prince, vous emmène pas a pas au fond des mers. Oui, elle a sentie ce prince venir a elle, l’attrapant par la main, et la guidant vers la fin. Est ce que la mort a une fin?

CATHARSIS


C’en était fait, fini. Enfin. 
Dehors, le soleil était a son zénith, jouant a cache-cache derrière les nuages, quelques fois chassés par cette petite brise tant attendue par tout etre vivant mourant sous cette chaleur écrasante. La lourdeur du temps et le temps lui-même étaient ses ennemis. Pas les seuls, mais les autres étaient loin d’imaginer sa cachette, son repaire. Son refus, son caveau. 
Il ne fallut qu’un mouvement et quelques secondes. A mesure que ses sens s’affaiblissaient et son corps se raidissait, son esprit plus vif que jamais, réfléchissait. Non pas comme le mythe le voulait, a sa vie, a son passé, mais a son avenir. Oui, la lumière blanche au fond du tunnel devrait arriver, il l’attendait, l’imaginait, l’appelait. C’est avec amusement qu’il remarqua que c’était tout le contraire: sa vue s’obscurcie, son champs de vision s’amenuit. Il rit. Rit de sa naiveté: La lumière du paradis n’est qu’un mythe, comme tant d’autre, il voulut le crier, laisser une trace de cette expérience pour prouver que l’Homme n’est qu’un esprit emplit d’espoir vain. Seulement maintenant que dire, que faire. Plus de temps. Allait-il rencontrer ce passeur dont les grecques craignaient le passe ? Il pensa qu’il n’avait pas de pièce sur lui, il rit de sont oubli: les portes des Champs-Elysées ne lui seront pas ouvertes. Allait-il devoir gravir une a une ses longues marches vers l’Eden ou descendre jusque dans les flammes de l’Enfer? Sa hantise des températures extrêmes le rendit hostile a cette idée. Apres tout, son âme, son corps, son esprit pouvaient bien rester la, ils y étaient bien. 
Maintenant il savait que sa place était ici, a ce moment, nulle part ailleurs. A aucun moment de sa vie il ne s’était senti aussi vivant. Ah! cruel instant que celui qui mène a la mort. Il se senti minable, son esprit bataillant pour convaincre son débile corps de poursuivre sa route; son cerveau affolé envoyant des messages a ses généraux ordonnant a ses membres de bouger. Mais personne ne répondit. C’était la désertion complète. Il avait déserté. Abandonné ce qui lui avait été donné. Et c’était aujourd’hui qu’il voulut bouger, crier, danser, aimer, qu’il allait finalement partit. Ah! idiot. Tout imbécile qu’il se sentit, tout inerte également, il ferma les yeux de honte. Il pleura. Non de douleur, non de peur. De lassitude. Exténué, il l'était. 
C’en était fait, fini. Malheureusement. //